Le Parlement libanais a voté l’abolition de la peine de mort, une première dans une région qui, selon Amnesty International, a enregistré en 2025 l’immense majorité des exécutions capitales recensées dans le monde. Selon elle plus de 95 % dont elle a eu connaissance (sachant que des pays comme la Chine ou le Vietnam gardant leur nombre secret ne sont pas pris en compte) ont eu lieu au Moyen Orient et dans près de la moitié des cas pour des infractions liées à la drogue. En 2025, l’Iran, l’Arabie saoudite et le Yémen ont occupé les deuxième, troisième et quatrième places du classement d’Amnesty, derrière la Chine. L’Iran a exécuté 2 159 personnes, battant un triste record vieux de 40 ans, suivi de l’Arabie saoudite (356), du Yémen (51) et de l’Égypte. Israël a de son côté adopté en mars une loi sur la peine capitale, taillée sur mesure pour ne s’appliquer qu’aux Palestiniens reconnus coupables d’attaques anti-israéliennes. Jusqu’à là la peine de mort n’était plus appliquée depuis 1962 et l’exécution du criminel de guerre nazi Adolf Eichmann. Mais cela ne doit pas faire oublier les exécutions extra-légales pratiquées en masse par les différents gouvernements. Et, de ce point de vue, celui de Netanyahou se distingue à Gaza, en Cisjordanie, à Jérusalem et au sud Liban.