L’établissement public de santé mentale de Caen a perdu 125 lits d’hospitalisation entre 2013 et 2026, soit un tiers, et la saignée continue dans cet hôpital psychiatrique. La direction a annoncé début octobre que dix lits seraient supprimés sur deux services d’admission, accompagnés d’une baisse d’effectif de fonctionnement de cinq à quatre, avec une grande incertitude sur l’avenir des aides-soignantes écartées de ces services. Cela serait temporaire, affirme la direction, mais on sait bien avec quelle facilité le temporaire devient permanent.

L’hôpital a obtenu la certification avec mention cette année, il s’agit d’une évaluation obligatoire qui doit garantir la qualité et la sécurité des soins. La direction s’en gargarise bien évidement, mais derrière cette certification se cachent en réalité des conditions de prise en charge qui se dégradent, un manque de 50 % de « temps psychiatre » et l’attente permanente qu’un lit se libère à l’EPSM pour au moins 20 patients actuellement hospitalisés aux urgences du CHU. Autant dire que les urgences ne sont pas près de se vider avec ces dix lits en moins ! Pour toutes ces raisons, les soignants des services concernés ont décidé de se mettre en grève jeudi 15 octobre pour dire « Non ! » à cette nouvelle attaque. Ils devront être suivis par les autres services, et au-delà par tous les hôpitaux qui connaissent la dramatique dégradation de leurs conditions de travail. Les jeunes montrent la voie, à nous de les rejoindre : ce n’est que tous ensemble que nous pourrons gagner !

Correspondant