Comme partout en France malgré les mensonges des ministres et des préfets, des lycéens étaient mobilisés dans toute l’agglomération rouennaise dans le cadre de la journée nationale de mobilisation du 3 novembre. Des tentatives de blocus ont eu lieu sur plupart des lycées malgré la présence de nombreux policiers, leurs interventions ayant commencé très tôt, en même temps que leurs provocations. Frappant sur leurs boucliers et casques pour attirer l’attention des bloqueurs ou menaçant directement les lycéens, la police a tout fait pour pouvoir briser la mobilisation. Les lacrymogènes et les charges n’ont pas entamé la détermination des jeunes mobilisés, révoltant même ceux qui auraient pu hésiter à rentrer dans le mouvement.

Ne réussissant pas à mettre fin aux mobilisations par la violence pure, c’est par les arrestations arbitraires que la police a réussi à effrayer une partie des lycéens, dans le parc à proximité du lycée Marcel-Sembat de Sotteville-lès-Rouen, la BAC a organisé une véritable chasse à l’homme, arrêtant et maltraitant des lycéens et étudiants qui ne faisaient que fuir les lacrymogènes et provoquant par les insultes crasses ceux qui cherchaient à soutenir leurs camarades.

L’après-midi, à peu près deux cents jeunes ont manifesté dans le cadre des appels des coordinations lycéennes et étudiantes à manifester sur leur propre calendrier. Les revendications étaient évidemment celles du mouvement depuis le départ, des revendications qui montrent le ras-le-bol de la jeunesse pour la société capitaliste qui ne promet que la misère, la répression ou la guerre. C’est justement contre cette répression crasse que la manifestation s’est terminée devant le commissariat central de Rouen, Brisout de Barneville, où des lycéens s’entassaient dans les geôles jusqu’à ce que leurs avocats n’aient plus de place pour pouvoir discuter avec eux.

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