L’Agence nationale pour la formation professionnelle pour adultes (Afpa), organisme public de formation, a annoncé la suppression de 867 postes et la fermeture d’une trentaine de centres. Ce plan social fait suite à celui de 2018, où près de 1900 postes avaient déjà été supprimés. L’Afpa comptait quelque 12 000 salariés en 2012 mais plus de deux fois moins en 2025. Cette situation est la conséquence directe de la « grande réforme de la formation professionnelle » décrétée par Macron en 2018 et qui tendait notamment à privilégier les organismes privés proches du patronat (par exemple les centres de formation des chambres de commerce et d’industrie) au détriment de l’Agence. Conséquence : faute de commandes publiques le chiffre d’affaires de cette dernière n’a cessé de baisser (−25 % entre 2021 et 2025) ainsi que le nombre de stagiaires formés (−39 %) sur la même période. Malgré tout elle a formé 100 000 stagiaires l’an dernier. Là, comme dans l’enseignement professionnel en général, le gouvernement veut favoriser le patronat pour former une main-d’œuvre docile et corvéable à merci.