
Crédits : G. Edward Johson /
Wikimedia Commons (CC BY 4.0)
L’administration Trump continue de plus belle son offensive contre l’avortement à l’échelle internationale. Non seulement le démantèlement brutal de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAid) en 2025 et l’arrêt de l’aide humanitaire qu’elle dispensait mettent en danger de mort certaine plus de six millions de personnes d’ici 2030 dans de nombreux pays pauvres de la planète, mais cela s’accompagne de la signature d’accords bilatéraux uniquement entre les États-Unis et les pays qui affichent leur hostilité ouverte à l’avortement et à la contraception. Ce sont désormais 46 États qui ont paraphé la « déclaration du consensus de Genève » qui proclame la primauté du « droit à la vie » et affirme « qu’il n’existe pas de droit international à l’avortement ». Beaucoup de pays d’Afrique parmi eux, mais aussi… la Russie et l’Arabie saoudite ! Une véritable internationale réactionnaire sans principe autre que celui de piétiner le droit des femmes à disposer de leur corps, dont Trump et les églises évangélistes américaines sont les têtes de gondole. En effet, sous couvert de subventions à des associations caritatives, ce sont des milliards de dollars qui sont alloués par le gouvernement américain aux évangélistes d’extrême droite présents sur les continents africain et sud-américain. Peu de soins mais beaucoup de prêches contre l’avortement, la contraception et l’homosexualité. Les femmes vont être les premières victimes de cette politique : les prévisions pour la période entre 2025 et 2030 indiquent entre 40 et 55 millions de grossesses non planifiées et entre 12 à 16 millions d’avortements à risque.
Marie Darouen
