Au cours de ces dernières semaines, d’importants incendies ont ravagé l’est et le nord du pays et ont causé la mort d’au moins 12 personnes et fait des dizaines de blessés. En cause le réchauffement climatique qui a eu des conséquences semblables dans nombre de pays méditerranéens. Mais pour masquer la responsabilité des pouvoirs publics – et la sienne propre – dans l’impréparation de la sécurité civile face à de tels feux géants, le président Abdelmadjid Tebboune, a annoncé vouloir rétablir la peine de mort contre les pyromanes. Une façon de brasser du vent dans la mesure où la plupart de ces feux ont été alimentés par des vents violents et une intense canicule, des phénomènes aggravés par des épisodes de plus en plus fréquents de sécheresse. Mais il est plus facile et plus économique de pendre quelques malheureux que de se doter des moyens matériels et humains pour faire face à ces méga-feux.