Dans l’usine du groupe de sous-traitance automobile Antolin à Besançon, le plan de licenciement annoncé début juillet est mis à exécution. Ce sont 35 postes qui vont être supprimés, notamment dans le secteur de l’outillage ainsi que dans les bureaux. Pour le reste des salariés, rien ne laisse à penser que, d’ici quelques années, ce ne soient pas d’autres secteurs de la boîte qui soient ciblés. En effet, le groupe a vendu plusieurs sites et a multiplié les plans de licenciement en Europe. La direction du site se dit « pieds et poings liés » face à la concurrence chinoise et à la hausse des prix, et avance une perte de chiffre d’affaires de 11 millions d’euros en 2023. Pourtant, l’entreprise a déjà réalisé un bénéfice net de 56,4 millions d’euros sur le premier semestre de l’année 2026, qui confirme ses prévisions de chiffre d’affaires de plus de 3 milliards d’euros sur l’année. Largement de quoi sauvegarder les emplois !