Jusqu’à présent, les États-Unis rechignaient à vendre des armes trop sophistiquées à leur allié saoudien pour deux raisons. La première était de ne pas déplaire à Israël, leur principale carte dans la région, et qui veut préserver à tout prix sa supériorité militaire sur ses voisins. La seconde, la peur que la technologie militaire de pointe de ces armements fuite… vers la Chine. Mais ces réticences ont été balayées d’un coup. Le gouvernement américain a validé la vente de 48 avions furtifs F-35 à l’Arabie saoudite pour plus de 24 milliards de dollars (21 milliards d’euros). La raison de ce revirement : l’offensive réussie des Houthis yéménites, alliés de Téhéran, sur le détroit de Bab-el-Mandeb, en mer Rouge, qui menace un peu plus les exportations de pétrole de la monarchie wahhabite, qui pâtit déjà beaucoup du blocage d’un autre détroit, celui d’Ormuz par l’Iran. Une situation qui préoccupe fort les États-Unis empêtrés dans la guerre du Golfe et qui voient leur hégémonie dans la région contestée chaque jour un peu plus.