Depuis plusieurs semaines, le mouvement des lycéens fait discuter dans tous les secteurs de Quatre Mares. Les revendications des jeunes ne peuvent que faire écho à notre quotidien. Le toit qui fuit et qui laisse entrer la pluie, le manque d’effectif, les pressions de la direction, c’est aussi vrai dans nos ateliers que dans les lycées. Avec les pluies de l’automne, c’est même les tout nouveaux vestiaires inaugurés en septembre qui ont été inondés. Et chez nous, quand on ouvre trop sa gueule, on finit vite directement dans les bureaux des chefs. On parle aussi des salaires en berne et de la vie chère qui touche l’ensemble de la société. Alors quand on voit les bénéfices records de la SNCF chaque semestre, 1,2 milliard début 2026, on est encore plus révoltés de la situation et on sent une envie de rejoindre les jeunes dans la rue avec la même ferveur qu’ils ont montré ces dernières semaines. Car nos revendications sont les mêmes : marre de survivre, marre de cette société qui nous exploite, marre de ne pas avoir d’avenir digne.

On s’est réunis plusieurs fois en assemblée générale pour pousser dans ce sens et discuter de nos moyens pour faire converger notre colère avec celle des jeunes. Alors, si les cheminots ne sont pas encore partie prenante de ce mouvement, il le faudra si l’on veut que nos revendications, celles des jeunes et de tous ceux qui travaillent soient entendues. Mardi 13 octobre, comme mardi 6 déjà, plusieurs d’entre nous ont fait le choix de se mettre en grève pour défendre ces idées, en chantant ensemble dans la manif à Rouen qu’il faut en finir avec cette société-là !

Correspondants