Six militants indépendantistes kanak, dont Christian Tein, le président du Front de libération kanak socialiste, ont porté contre plainte devant la Cour de justice de la République contre quatre ministres en poste lors des émeutes de mai 2024 contre le dégel du corps électoral qu’ils accusent de les avoir déportés illégalement de Nouvelle-Calédonie en Métropole. Sont visés par cette plainte Gabriel Attal (alors Premier ministre), Sébastien Lecornu (Défense), Gérald Darmanin (Intérieur) et Éric Dupond-Moretti (Justice) qui doivent répondre des accusations d’« actes arbitraires attentatoires à la liberté individuelle », « abus d’autorité aggravé » et « association de malfaiteurs ». Arrêtés, déportés puis incarcérés durant des mois, pour le seul motif qu’ils étaient indépendantistes, les six militants avaient finalement bénéficié d’un non-lieu. Leurs avocats vont apporter la preuve que leur déportation avait été décidée bien en amont de l’audience du tribunal qui avait décidé de les envoyer en France. Un exemple parmi d’autres de l’arbitraire colonial qui règle sur le Caillou.