François Bayrou et dix autres responsables de son parti comparaissent pendant un mois devant la cour d’appel de Paris pour détournement de fonds publics. Ils sont accusés d’avoir, entre 2005 à 2017, utilisé des fonds européens pour payer des permanents de leur parti qui ne mettaient jamais les pieds à Bruxelles. Lui, qui fut en son temps ministre de la Justice puis Premier ministre, est entouré dans le box par du beau monde en particulier de Michel Mercier, lui aussi ex-ministre de la Justice, mais aussi de Jean-Luc Benhamias qui fut un temps, vice-président du très bayroutiste Mouvement des démocrates (Modem). Le préjudice au détriment du Parlement européen est estimé à 300 000 euros, une somme cependant douze fois moins élevée que celle piquée par Marine Le Pen et le Rassemblement national dans les mêmes conditions aux institutions européennes. Lors du premier procès en 2024, Bayrou avait été relaxé « au bénéfice du doute » en plaidant qu’il ignorait tout des combines de ses petits camarades. Mais le parquet avait fait appel. Aujourd’hui, l’ancien maire de Pau se dit « profondément confiant » d’être à nouveau blanchi. À sa place on serait moins sûr…