La ville de Liège est devenue l’épicentre du mouvement de colère des lycéens qui touche actuellement l’ensemble de la Wallonie, la partie francophone du pays. Comme ici, les jeunes se sont affrontés à la police et on compte de nombreuses arrestations. Mais, sous prétexte d’assurer « la sécurité de tous les usagers » le maire, Willy Demeyer, a décidé d’interdire « les rassemblements de plus de trois personnes sur la voie publique ou dans les lieux publics de la ville… » et ce pour une durée indéterminée. Il a aussitôt reçu le soutien enthousiaste du ministre de l’Intérieur, Bernard Quintin. Notons que si ce dernier appartient à la droite bon teint, Demeyer, lui, se dit socialiste. Là-bas droite et gauche sont main dans la main pour tenter de museler les jeunes qui descendent dans la rue.
