Les députés belges ont adopté une nouvelle loi autorisant les visites domiciliaires pour rechercher et interpeller les personnes en situation irrégulière. Cette nouvelle législation met un peu plus à mal le droit d’asile et durcit encore l’arsenal sécuritaire. Dans la pratique, elle autorise la police, après l’accord d’un juge d’instruction et sur demande de l’Office des étrangers, à intervenir dans un domicile privé à la recherche de migrants qui ne seraient pas en règle. Des associations de défense des droits humains, des avocats et des organisations comme Amnesty International ont condamné une grave atteinte à l’inviolabilité du domicile, au respect de la vie privée et aux droits fondamentaux et dénoncé également l’amalgame entre absence de titre de séjour et délinquance. Pour protester contre cette nouvelle législation, voulue par le Premier ministre nationaliste flamand Bart De Wever, environ 3 000 personnes ont formé une chaîne humaine autour du palais de justice de Bruxelles, alors que des rassemblements se tenaient dans une cinquantaine de villes du pays.