Des manifestations lycéennes se produisent depuis plusieurs jours en Wallonie, la partie francophone du pays. Plusieurs milliers de jeunes sont descendus dans la rue – notamment à Liège, Mons et Charleroi – et des dizaines d’entre eux ont été arrêtés suite à des affrontements avec la police. Dans un premier temps, rejoints par des étudiants, ils se sont mobilisés pour soutenir les enseignants, qui dénoncent une réforme de l’enseignement. Parmi les mesures contestées une augmentation de 10 % de la charge horaire des enseignants du secondaire supérieur sans compensation salariale, un régime de congés maladie moins généreux pour les professeurs statutaires, ou encore un resserrement de leur régime de fin de carrière. Mais ensuite, ils ont mis en avant leurs propres revendications, protestant contre l’augmentation des frais d’inscription dans l’enseignement supérieur, qui passent de 835 à 1 194 euros pour près de 60 % des étudiants, ainsi qu’une hausse massive du prix de l’abonnement pour les 18-24 dans les transports en commun wallons. En Belgique comme ici, les jeunes ne se laissent pas faire.
