Depuis lundi 31 août, des conducteurs de navettes de Capitale Champagne et des ambulances Clovis, toutes deux exploitées par le groupe Dewitte, ont cessé le travail à Bezannes, près de Reims. Les chauffeurs sont en grève pour réclamer de meilleurs salaires et conditions de travail. Dans ce cadre ils ont organisé un piquet de grève devant les portes de l’entreprise. Mais mardi dernier le directeur, Laurent Dwitte, accompagné d’un chauffeur recruté spécialement pour briser le mouvement, a percuté violemment au volant deux salariés de l’entreprise, une ambulancière et un chauffeur. Ce dernier a été touché à la tête, à la colonne vertébrale et sur tout le côté droit et a été hospitalisé. Il s’est vu prescrire sept jours d’ITT. Aussitôt après le choc, le directeur a laissé le volant au conducteur « recruté spécialement le matin même pour casser la grève en assurant des missions pendant le conflit », a expliqué Jean-Marie Hommet, le secrétaire de la CFDT Transports. Mais, plus tard, le patron voyou a déclaré avec cynisme : « Je pense que le prochain, avant de bloquer mon entreprise, il y réfléchira à deux fois. » Dans un premier temps, lui et son acolyte ont été placés en garde à vue avant d’être libérés. Plainte va être déposée contre eux pour coups et blessures volontaires et mise en danger de la vie d’autrui.