Les pays du G7 (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) se sont réunis en visioconférence sous la présidence d’Emmanuel Macron vendredi dernier, en plein bras de fer entre Washington et l’Union européenne sur la question des carburants, et notamment de leur exportation entre pays partenaires. Donald Trump avait en effet menacé d’interdire les exportations de carburants américains vers l’Union européenne, si cette dernière refusait de puiser dans ses propres stocks de gazole. Elle s’est exécutée. Les pays membres ont notamment prévu de prélever sur leurs stocks « jusqu’à 100 millions de barils » de diesel et pétrole brut pour endiguer la flambée des prix. Prenant la parole à la fin de la réunion, Macron a déclaré que ces décisions « devraient faire baisser les prix » des carburants, car des stocks « substantiels » de gazole vont donc être mis sur le marché dans les 20 prochains jours. Qui vivra verra. Quant à s’en prendre aux marges des raffineurs en prenant sur leurs super-profits ou faire baisser les coûts des transports – largement contrôlés par des grands armateurs – les pays du G7 sont convenus « de travailler la question ». On ne peut pas être plus vague. Une réflexion qui risque de durer des mois, voire des années, tant les États ne veulent pas s’attaquer de front aux gros capitalistes.