Malgré la violence de la répression et toute l’offensive médiatique pour salir les lycéens mobilisés en les traitant de « casseurs », de nombreuses marques de solidarité se sont exprimées dans les rangs du personnel, enseignants et non-enseignants, dans les établissements scolaires.

En région parisienne

Dès le 1er octobre, à Montreuil, à Aubervilliers, à Saint-Denis… des enseignants se sont mis en grève et sont descendus sur les blocus pour échanger avec les lycéens et tenter d’empêcher la répression policière. De nombreux communiqués de soutien à la mobilisation ont été adoptés dans les établissements. Les profs ont également été nombreux à refuser l’opération de Lecornu visant à les utiliser pour tenter de faire entrer les lycéens en cours avec son « temps de démocratie interne » : de fait, ces temps de démocratie interne ont été transformés en assemblées générales où des communiqués de soutien au mouvement lycéen ont été adoptés.

En province aussi

À Lyon, mais aussi à Grenoble, Caen… des profs étaient présents dans les manifestations des 6 et 8 octobre, quelquefois en cortèges de lycées. Ainsi, à Grenoble, au lycée Mounier, des profs descendent régulièrement sur le blocus, ont diffusé des tracts dans le centre commercial proche… La semaine du 12 octobre a d’ores et déjà été organisée autour d’ateliers : banderoles, tournées d’établissements, rédaction de communiqués et de supports pédagogiques alternatifs… De manière générale, la mobilisation lycéenne a permis à des membres du personnel, y compris de services différents – profs, vie scolaire, agents de service – de se réunir et de discuter.