L’ancienne ministre de la Justice, Rachida Dati, maire actuelle (Les Républicains) du 7e arrondissement de Paris, a demandé au garde des Sceaux, son copain Gérald Darmanin, de reprendre sa carrière de magistrate à 60 ans. Ce dernier a accepté et lui a proposé un poste de « premier substitut à l’administration centrale » au sein du ministère de la Justice. Il lui reste à attendre l’avis obligatoire du Conseil supérieur de la magistrature, qui a entre deux semaines et un mois pour se prononcer. C’est là que les difficultés risquent de commencer pour elle. En effet, elle sera jugée du 16 au 28 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris pour corruption et trafic d’influence passifs. Il lui est reproché un pacte de corruption présumé et d’avoir fait illégalement du lobbying au Parlement européen, où elle a siégé comme élue de 2009 à 2019, pour le compte de Renault et de son patron d’alors, Carlos Ghosn, aujourd’hui en fuite au Liban et lui aussi renvoyé devant le même tribunal. Elle est de plus impliquée dans plusieurs autres affaires dont une pour dissimulation de bijoux à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Une haute magistrate sous bracelet électronique, ça risque d’avoir de la gueule…