Cinq rapporteurs spéciaux des Nations unies ont exprimé leurs « vives préoccupations » concernant Rima Hassan, l’eurodéputée franco-palestinienne LFI, visée par plusieurs procédures. Ils disent craindre « que ces mesures ne constituent un harcèlement politique et judiciaire à l’encontre de Mme Hassan et s’inscrivent dans une tendance croissante de répression par les autorités françaises des voix qui défendent les droits du peuple palestinien ». Bien vu. Si, au cours des mois, les poursuites ont touché nombre de défenseurs de la cause palestinienne – qu’ils soient militants politiques, syndicaux, associatifs, artistes, intellectuels, etc. – Rima Hassan a bénéficié, si l’on peut dire, d’un traitement spécial. Au printemps dernier, le parquet de Paris faisait état de 16 procédures à son encontre. Elle avait déjà été placée en garde à vue en avril dernier et doit comparaître à nouveau devant un tribunal les 19 et 20 octobre prochains pour « apologie du terrorisme ». Solidarité avec Rima Hassan et avec celles ou ceux poursuivis pour avoir dénoncé le génocide qui se poursuit à Gaza !