Des syndicats et des collectifs dénoncent régulièrement la transit ou l’expédition de pièces à usage militaire depuis l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, situé à Roissy. Le mois dernier une livraison concernant des pièces de moteurs d’avion fabriqués à Saint-Étienne (Loire) et destinés à l’entreprise israélienne d’armement Elbit Systems Land, prévue sur un vol Air France, avait été bloquée puis abandonnée après la mobilisation des salariés et des syndicats de la plate-forme aéroportuaire. Rebelote le 5 novembre où d’autres pièces destinées à l’aéronautique militaire et fabriquées par l’entreprise toulousaine Liebherr Aerospace devaient être chargées sur un vol de la compagnie israélienne El Al, toujours à destination de Tel Aviv. Alertés par Urgence Palestine et le Palestinian Youth Movement, les syndicats CGT 93, SUD Aérien et Solidaires 93 ont appelé tous les salariés intervenant autour de ce vol à se mobiliser. Quant au gouvernement, il continue d’affirmer, contre toute évidence, que « la France ne livre pas d’armes à Israël », arguant que les exportations autorisées concernent des équipements à « visée défensive ». Les Gazaouis massacrés chaque jour apprécieront.