Fin juillet s’est tenue la deuxième édition de l’école internationaliste coorganisée par le NPA-R, Izar de l’État espagnol, l’OKDE-Spartakos de Grèce, le RSO d’Allemagne et Speak Out Now des USA. Conçue comme une initiative de formation politique, de débats et d’échanges entre révolutionnaires de différents pays sur nos interventions militantes, elle a rassemblé 300 camarades.

Cette édition s’est tenue au cœur de l’été, quand les incendies faisaient rage, obligeant des dizaines de milliers de réfugiés climatiques à fuir leur logement. Elle s’est tenue au moment même du massacre de Ceuta qui nous a rappelé avec force que dans ce monde capitaliste barbare, les frontières tuent celles et ceux qui cherchent à fuir la misère et l’exploitation.

Face à ce monde à feu et à sang, où la montée des tensions et des rivalités interimpérialistes entraîne une multiplication des conflits armés et un risque de généralisation des guerres, les discussions de ce camp ont mis en avant la nécessité de ne compter que sur la force et les luttes des travailleurs pour inverser le cours des choses. Les nombreuses luttes actuelles de la classe ouvrière ont été au centre des discussions : de la grève générale en Bolivie aux grèves dans les usines aéronautiques européennes, des mobilisations pour la Palestine aux grèves ouvrières contre l’exploitation et la répression, en passant par les groupes d’autodéfense contre l’ICE aux États-Unis et la réaction populaire massive à Minneapolis.

De la même manière, à l’inverse des illusions portées par la gauche institutionnelle qui nous assène que pour empêcher la progression de l’extrême droite et des idées réactionnaires, la seule solution serait un énième front électoral et une nouvelle « union de la gauche », nos débats ont rappelé que nous avions besoin que la classe ouvrière retrouve confiance dans sa propre capacité à agir, à s’organiser et à défendre ses intérêts de manière indépendante.

Il y a urgence à regrouper celles et ceux qui défendent cette perspective ; c’est le sens de la proposition de construction d’un pôle des révolutionnaires. Ce camp internationaliste participe de cette construction : nos différentes organisations y ont réaffirmé dans un communiqué commun notre détermination à renforcer l’expression, y compris sur le terrain électoral, de ce pôle des révolutionnaires, indépendant de la gauche institutionnelle – même de celle dite « radicale ». Il n’y aura pas de raccourci : notre seule arme, c’est l’organisation et les luttes de la classe ouvrière pour ses intérêts.

L’an prochain, l’école d’été internationaliste se tiendra en Allemagne, où nous espérons être plus nombreux encore.