Sébastien Lecornu a promis de consacrer près d’1,5 milliard d’euros à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans le budget 2027. Un montant jugé notoirement insuffisant par le Collectif national pour les droits des femmes, qui estime qu’il faudrait au moins le double chaque année pour mener une lutte efficace contre ce type de violences en recrutant notamment de nouveaux enquêteurs, en créant des emplois supplémentaires dans la justice, en soutenant les structures associatives existantes, etc. De plus, le gouvernement, poussé par des parlementaires notamment en réponse à l’affaire Lyhanna, a prévu de présenter à l’Assemblée nationale, un projet de « loi intégrale » contre ces violences. Ce texte, soutenu par 240 députés et une coalition de 150 associations féministes et de protection de l’enfance, passera d’abord en commission à partir du 21 septembre, puis dans l’Hémicycle au tout début de la session ordinaire qui commencera le 1er octobre. Cette proposition de loi a pour objectif de couvrir toute la chaîne des violences : repérage, prévention, accompagnement, justice, réparation et suivi des auteurs et des victimes. Sur le papier, tout baigne. Mais, au-delà de l’opération de communication habituelle, cette loi ne s’attaque pas au fond du problème, à savoir le patriarcat et le sexisme qui imprègnent l’ensemble de la société et dont sont victimes, en première ligne, les femmes et les enfants.