Dans un échange tendu en août avec Marine Tondelier, la secrétaire nationale des Verts, Elon Musk, milliardaire américain d’extrême droite, un temps conseiller de Trump, avait exigé « qu’on la fasse taire » en l’accusant de plus d’être une « traîtresse à la France ». Il n’avait pas apprécié qu’elle dénonce son soutien ouvert à l’extrême droite européenne. Il s’en prend cette fois à la députée écologiste Sandrine Rousseau. L’objet de son courroux : une prise de parole de l’élue lors de la Fête de l’Humanité. Invitée à participer à l’une des tables rondes, Sandrine Rousseau avait ciblé l’empire Bolloré, le danger de la concentration des médias, et le rôle de certaines entités étrangères dans le débat public hexagonal. Elle avait alors vertement critiqué Elon Musk, le qualifiant de « connard de suprémaciste ». Ce qui est tout à fait exact. La parlementaire, qui a quitté le réseau X (anciennement Twitter), lors de son rachat par le patron de Tesla, avait également appelé ses collègues de gauche à faire de même, ajoutant non sans humour : « Et si toute la gauche quitte ce réseau, on laisse l’extrême droite comme des poissons rouges dans un bocal. Ils se boufferont la tronche, et c’est très bien comme ça ! » Musk, chaud supporter de Marine Le Pen, n’a pas apprécié et a qualifié là encore Rousseau de « traîtresse ». Ce qui venant de sa part est plutôt un compliment.