La 17e conférence internationale pour la protection de la biodiversité (COP) vient de débuter et se poursuivra jusqu’au 30 octobre. Elle regroupe plus de 15 000 délégués venant d’environ 200 pays. Elle devrait examiner les progrès réalisés depuis la dernière session il y a quatre ans. Mais la plupart des objectifs fixés à l’époque ont peu de chance d’être atteints, notamment celui de protéger 30 % de la planète (terres et mers) d’ici à 2030. En fait, la partie la plus intéressante de ce grand raout est la présentation des rapports de scientifiques de différents domaines, qui montrent tous que la bio-diversité continue de se dégrader et que les principales puissances industrielles, responsables en premier lieu de cette situation, parlotent mais ne font rien pour inverser la tendance et rechignent à financer le coût de la lutte contre la disparition massive des espèces et de la dégradation des forêts et des récifs coralliens. Et il en sera sans doute de même cette fois encore.