Dans le rapport qu’elle vient de publier, l’ONG Amnesty International recense les violations généralisées des droits humains commises par le service de Contrôle de l’immigration et des douanes (ICE), la sinistre police anti-migrants créée par Trump. Le texte pointe du doigt « les violations des droits humains commises à travers les États-Unis dans le but d’instiller la peur parmi les populations migrantes, demandeuses d’asile et réfugiées ». Entre janvier 2025 et janvier 2026 l’ICE a effectué entre 30 000 et 40 000 arrestations chaque mois mais le record a été atteint en juillet dernier avec 50 000. L’organisation a recueilli le témoignage de 154 personnes toutes témoins d’opérations de l’ICE à Minneapolis (de décembre 2025 à février 2026), la Nouvelle-Orléans (de décembre 2025 à février 2026), Chicago (de septembre 2025 à février 2026) et Washington (d’août 2025 à aujourd’hui). À partir de ces données, Amnesty a pu montrer que les agents mettent en place des opérations basées sur les discriminations raciales et opèrent des détentions arbitraires. L’ONG souligne également les conditions de détention inhumaines et des actes de torture. D’où sa demande de suppression de l’ICE… qui n’a évidemment aucune chance d’aboutir. À Minneapolis et ailleurs, les seules actions qui ont été capables de freiner les opérations de l’ICE ont été les manifestations de masse et la mise sur pied de réseaux populaires d’alerte et de surveillance visant ces flics racistes et chargés de protéger au quotidien les migrants et leurs enfants. Et c’est sur cette voie qu’il faut continuer…