Le Pentagone a soumis des dizaines de ses hauts responsables militaires au détecteur de mensonges pour déterminer l’origine d’une « fuite » d’informations concernant une pénurie de munitions de l’armée américaine. Le New York Times a révélé que 50 membres de l’état-major interarmées, le personnel de planification et de conseil du Pentagone, avaient dû se soumettre au test du polygraphe dans le cadre de cette enquête. Fin juillet des informations de presse avaient rapporté que les États-Unis rationnaient l’utilisation de leurs missiles, notamment ceux de type intercepteurs, après que les réserves avaient été fortement réduites à cause de guerre en Iran. L’administration Trump avait vigoureusement démenti, le président américain affirmant que le pays disposait « de quantités énormes de munitions ». Une affirmation qui laissait plus que sceptiques nombre de spécialistes de l’armement. Depuis lors Trump et son ministre de la Guerre, empêtrés dans la guerre du Golfe, font la chasse aux « traitres », aux « tièdes » et aux « wokes », ce qui a conduit au limogeage de dizaines d’officiers supérieurs. Trump ne renonce pas à ses guerres, mais cherche à cacher ses échecs en dénichant des boucs émissaires.