Christa Pike, une femme de 50 ans, condamnée à mort dans le Tennessee pour un crime commis à l’âge de 18 ans, a survécu à deux injections létales le 30 septembre dernier et a été transportée à l’hôpital dans un état critique. Elle avait été condamnée à la peine capitale pour un meurtre commis en 1995 et croupissait depuis près de trente ans dans le sinistre « couloir de la mort » d’une prison. Christa Pike était la première femme à être exécutée au Tennessee depuis deux cents ans. Aux États-Unis, 18 femmes ont été exécutées depuis le rétablissement de la peine capitale en 1976. Elle a repris connaissance le 6 octobre, mais la peine de mort qui la frappe est toujours en vigueur…

Mardi 6 octobre, le département de la Défense des États-Unis a annoncé que Nidal Malik Hasan, militaire d’origine palestinienne condamné à mort pour avoir tué treize soldats dans la base de Fort Hood, au Texas, en 2009, serait exécuté en public. Hasan, lui-même blessé, est aujourd’hui paralysé des jambes. Son exécution par fusillade devrait être filmée et diffusée en direct sur Internet. Trump s’est empressé d’approuver cette annonce. Les États-Unis rejoindraient ainsi les seuls pays, l’Iran et l’Afghanistan, qui procèdent à des exécutions publiques. Si cette décision était appliquée, la plus grande puissance mondiale, qui prétend donner des leçons de démocratie à la terre entière, reprendrait à son compte cette férocité inhumaine.

Christa Pike et Nidal Hasan, deux victimes de la peine de mort, cette barbarie sanguinaire héritée d’une justice moyenâgeuse et encore appliquée à travers le monde dans une vingtaine d’États.

M. G.