La débâcle des Républicains dans les élections de mi-mandat, tant à la Chambre des représentants qu’au Sénat ou pour les élections de gouverneurs, a quelque peu masqué quelques avancées pour les droits des femmes réalisées dans plusieurs États de l’Union où se déroulaient des consultations sur la question. En Virginie les électeurs ont approuvé un amendement visant à inscrire la liberté de reproduction comme droit fondamental dans la Constitution de leur État. Le texte garantit le droit à l’avortement au cours des deux premiers trimestres de grossesse et protège également l’accès à la contraception et aux soins de fertilité. Il en a été de même au Nevada où il s’agissait du second référendum sur la question. Dans le Missouri, une proposition de loi des Républicains qui visait à abroger le droit à l’avortement a été rejetée. Ce texte prévoyait d’interdire l’IVG (sauf urgence médicale) et d’interdire les parcours de transition de genre pour les mineurs. Son rejet permet de maintenir la protection constitutionnelle actuelle de l’IVG dans l’État. Par contre, dans l’Idaho l’électorat a rejeté une initiative citoyenne qui cherchait à établir un droit légal à la liberté de reproduction. L’interdiction quasi-totale de l’avortement actuellement en vigueur dans l’État reste donc inchangée. Le 24 juin 2022 la Cour suprême des États-Unis avait aboli la protection fédérale du droit à l’avortement, laissant à chaque État la possibilité de légiférer dans ce domaine. Si les États contrôlés par le Parti démocrate ont largement rétabli ce droit (ajoutant parfois une clause protectrice pour les femmes qui viennent d’autres États pour se faire avorter), il n’en va pas de même de ceux dirigés par le Parti républicain. Mais, même dans certains de ces derniers, des référendums d’initiative citoyenne ont permis de regagner ce droit. La lutte continue…
