Après CNews, c’est un autre média de la galaxie Bolloré, la radio Europe 1, qui est dans le viseur de l’Arcom, le gendarme de l’audiovisuel. Ce dernier lui a adressé une mise en demeure de se conformer à ses obligations légales et statutaires. Ont été plus particulièrement épinglés des propos tenus à l’antenne le 26 janvier dernier par Christine Kelly qui, selon la décision de l’Arcom, étaient « de nature à inciter la haine ». Dans son émission intitulée Christine Kelly et vous, la présentatrice avait consacré une séquence à une affaire de viol d’une femme âgée à Nice dont le principal suspect était un ressortissant tunisien qui avait fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français. Elle avait alors déclaré : « On ne dit pas que tous les migrants sont des violeurs, mais beaucoup le sont, comme les chiffres le révèlent » et ce sans être contredite par les personnes présentes sur le plateau. La nouvelle décision de l’Arcom intervient quelques jours après l’attentat terroriste des Yvelines, qui a notamment coûté la vie à un homme noir de 26 ans et blessé sept autres personnes, et dont l’auteur était imprégné de l’atmosphère raciste délétère que font régner dans le pays non seulement le Rassemblement national mais également nombre de journaux, de stations radio et de chaînes de télévision. Ce sont eux qui, en dernière analyse, ont armé la main de l’assassin de Trappes et de La Verrière.
