Le département de la Défense des États-Unis a annoncé que Nidal Malik Hasan, militaire d’origine palestinienne, condamné à mort pour avoir tué 13 soldats dans la base de Fort Hood, au Texas, en 2009, serait exécuté en public. Hasan, lui-même blessé, est aujourd’hui paralysé des jambes. Son exécution par fusillade devrait être filmée et largement diffusée à la télévision. Les États-Unis rejoindraient ainsi les seuls pays, l’Iran et l’Afghanistan, qui procèdent à des exécutions publiques. Trump s’est empressé d’approuver cette annonce.
En France, les exécutions publiques étaient courantes sous la monarchie, accompagnées de tortures épouvantables quand le condamné n’était pas noble. Elles se sont poursuivies après la révolution avec la guillotine, moyen estimé alors moins douloureux que la roue ou la pendaison. La dernière exécution publique a eu lieu en 1939 et la peine de mort abolie en 1981.
La barbarie des exécutions publiques avait pour but de terroriser la population, mais n’a jamais eu d’effet sur la criminalité. Si cette décision était appliquée, la plus grande puissance mondiale, qui prétend donner des leçons de démocratie à la terre entière, reprendrait donc à son compte cette férocité inhumaine.
