Alors que la lutte lycéenne continue et que la journée du mardi 6 a connu une mobilisation record, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, vient de sortir de sa manche un nouveau gadget : la création d’une « plateforme de concertation » sur laquelle les élèves des lycées devrait exprimer leurs « revendications » et leurs « angoisses ». Tout, c’est juré, sera intégralement publié et analysé… à l’aide de l’intelligence artificielle, ce qui est, selon lui, un gage de sérieux. Sauf que son initiative ressemble comme deux gouttes d’eau aux « cahiers de doléances », que le gouvernement encouragea les Gilets jaunes à rédiger il y a huit ans, et qui finirent au mieux dans les tiroirs, au pire à la poubelle. Pour se faire entendre la colère lycéenne a choisi la rue, une caisse de résonance mille fois plus puissante qu’une quelconque plateforme.