Selon les dernières données publiées par le ministère de l’Intérieur, cent onze femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2025, un chiffre en hausse de 4 % sur un an. Soit une tous les trois jours. 76 % des féminicides et des homicides conjugaux ont été commis au domicile du couple de la victime ou de l’auteur, précise l’étude qui fait état de cinquante-deux usages d’arme blanche et de trente usages d’arme à feu. Parmi les femmes tuées, 37 % avaient déjà subi des violences, 61 % avaient signalé ces violences à la police et à la gendarmerie et, parmi elles, 88 % avaient déposé plainte. Au moins 79 orphelins ont été générés par ces drames. Mais, selon l’organisation féministe « Nous toutes », ce bilan est largement sous-évalué. Elle dénombre pour sa part 171 féminicides, selon une définition plus large qui inclut les homicides commis par des femmes, les infanticides, les matricides, les sororicides et les suicides féminicidaires. Ce qui aboutirait à une femme tuée tous les deux jours. Mais alors que les féminicides augmentent, les moyens mis à la disposition des associations d’aide aux femmes diminuent.
