
Ils étaient plus de 3 000 jeudi 8 octobre à se rassembler à Bron, dans l’est lyonnais. Le point de rassemblement n’était pas choisi au hasard par l’AG inter-lycées : il s’agissait de mettre en avant les lycéens des banlieues populaires, mobilisés très tôt… et très tôt réprimés par la police et les directions d’établissement qui ont procédé aux fermetures administratives.
De toutes les rues ont afflué des lycéens et certains de leurs enseignants, ainsi que des étudiants. Plusieurs dizaines de l’université Lyon 2, dont le campus est proche, arrivent en cortège ; plusieurs dizaines également de l’École normale supérieure (ENS) dont l’AG tenue le matin même avait constitué un service d’ordre pour sécuriser la manifestation.
Le cortège s’élance avec en tête, trois banderoles : celle des lycéens de Jean-Paul-Sartre (à Bron), de la Martinière-Monplaisir (8e arrondissement de Lyon) et Saint-Just (du centre-ville). Entre les cités et les pavillons, les jeunes clament haut et fort leurs revendications : « Des places à la fac pour pas finir à la BAC, du fric au lycée pour pas finir policier ! » La solidarité avec les lycées de banlieue est bien visible sur la forêt de pancartes en carton : les journalistes présents le relèvent, un peu éberlués par cette manifestation inédite.
Vers midi, la manifestation est terminée. La police s’est tenue sage. Tout le monde a de quoi se sentir fier de cette journée et rejoint l’AG inter-lycées ou l’AG inter-facs, au choix, pour décider tous et toutes de la suite du mouvement.
