Candidat à la primaire sociale-démocrate en vue de l’élection présidentielle, l’eurodéputé Raphaël Glucksmann choisit des conseillers qui n’effraient vraiment personne, et surtout pas la bourgeoisie. C’est ainsi que le leader du micro-parti Place publique compte dans sa garde rapprochée le député Aurélien Rousseau, ancien directeur de cabinet d’Élisabeth Borne et ex-ministre de la Santé, Marguerite Cazeneuve, ex-collaboratrice à l’Élysée et à Matignon, et l’avocat Simon Bernard, qui fut conseiller parlementaire d’Élisabeth Borne. Mais également Mathieu Lefèvre-Marton, un entrepreneur qui a créé le groupe de réflexion Destin commun. Ce dernier avait, il y a quelques mois, pondu une note à Glucksmann qui avait fuité et dans laquelle il lui conseillait d’orienter sa future campagne vers les catégories socioprofessionnelles supérieures, regroupant les populations ayant les revenus les plus élevés, les plus de 50 ans et les retraités aisés. À côté de lui, Olivier Faure, le pourtant très modéré patron du PS, fait presque figure d’enragé.