À l’initiative de trois réseaux de scientifiques – Future Earth (Avenir de la Terre), The Earth League (Ligue de la Terre) et The World Climate Research Programme (programme de recherche mondial sur le climat) –, 70 chercheurs d’une trentaine de pays viennent de publier un rapport intitulé « Dix nouvelles connaissances dans la science du climat ». Il montre qu’une partie de l’élévation du niveau des mers et des impacts climatiques est déjà inévitable en raison des émissions passées de gaz à effet de serre, mais aussi que l’ampleur des dégâts futurs dépend directement de la rapidité des réductions des émissions actuelles. On n’en prend pas le chemin. Les scientifiques estiment que les grands producteurs de combustibles fossiles et de ciment sont associés à environ 50 % des vagues de chaleur à l’échelle mondiale depuis l’ère préindustrielle. Les 10 % les plus riches ont contribué sept fois plus à la chaleur extrême que « l’individu moyen ». Et la situation ne cesse d’empirer. Ces grandes entreprises ne réduisent pas leurs pollutions mais tentent de la camoufler en faisant la promotion de solutions purement « techniques » pour régler le problème et en menant une campagne de désinformation du public, souvent avec la complicité des gouvernants. C’est ce qu’on appelle l’écoblanchiment. Avec ces gens-là, la planète continue d’aller droit dans le mur et la seule façon de la sauver est de mettre fin au régime capitaliste et à ses méfaits.