Devançant les souhaits de Macron, le préfet, Thierry Devimeux, a instauré un couvre-feu de 20 heures à 6 heures pour les mineurs dans deux villes de l’île, Pointe-à-Pitre et les Abymes. Les manifestations ont été fournies durant tout le week-end et des barricades enflammées érigées un peu partout. Mais, dès mercredi de la semaine dernière, un collectif baptisé « Nou las Palé » (« Nous sommes fatigués de parler » en créole), bloquait des axes routiers majeurs pour dénoncer la vie chère. Et la décision du préfet a peu de chance de freiner la mobilisation qui est loin de ne concerner que les jeunes.
