L’une des mesures phares de la loi contre la « fast fashion », adoptée par le Parlement durant l’été, est le malus financier sur les habits de mode jetable importés. Il est entré en vigueur le 1er septembre. Ce malus prévoit jusqu’à 19.50 euros de pénalité par pièce en 2030, avec un plafonnement à 50 % du prix hors taxe. Le gouvernement affirme sans rire qu’il s’agit d’une législation vertueuse qui doit pénaliser les groupes chinois (notamment Sham, Temu et AliExpress…) qui ne respectent ni la libre concurrence, ni l’environnement, ni le droit du travail. Par contre, la loi a été conçue de telle façon que les groupes européens de « fast fashion » (Ba&sh, Kiabi, Zara…), qui ne sont guère plus vertueux, échappent à la législation. Une mesure tout bêtement protectionniste pour les industriels européens qui n’a pas grand-chose à voir avec le respect du droit du travail et de l’environnement.