C’est passé relativement inaperçu mais, alors que le prix des carburants reste au plus haut, depuis le 1er octobre, le prix repère du gaz domestique a augmenté de 6,3 %, soit une hausse moyenne de cinq euros par mois. Si bien que la facture en 2026 « pourrait être de l’ordre de 120 euros de plus par an par rapport à 2025, si les prix se maintiennent jusqu’à la fin de l’année », a prévenu Emmanuelle Wargon, présidente de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Coup dur pour le portefeuille de six millions de ménages qui ont souscrit à une offre indexée sur ce prix repère et qui ont déjà vu les prix progresser de 5,6 % en septembre et de 7,4 % en juillet. Et ce n’est pas fini. Certains spécialistes prévoient déjà une nouvelle hausse de 9 % au 1er novembre. Pour alléger dans l’immédiat les factures des plus modestes, le chèque énergie va être maintenu en 2027, a annoncé le gouvernement. Ce coup de pouce est destiné à 4,2 millions de ménages. Non seulement il n’est pas suffisant pour compenser la hausse des prix mais des millions de familles n’y ont pas droit. La galère continue…