Une lettre ouverte, signée par plus de 200 élus du département et une vingtaine d’associations, enjoint au préfet, Alexandre Brugère, de faire cesser la « fabrique à sans papiers » à Nanterre. Depuis la prise de fonction de ce dernier, fin 2024, on assiste à une dégradation durable de la situation des étrangers. Une lettre collective, rédigée à l’initiative du Réseau éducation sans frontières, lui demande de mettre fin au blocage de sa préfecture pour renouveler les titres de séjour des étrangers présents dans le département. On lui reproche notamment les manquements suivants : l’impossibilité d’obtenir un rendez-vous en préfecture, des délais de traitement déraisonnables, le défaut de délivrance des récépissés et l’impossibilité d’entrer en contact avec l’administration préfectorale. Droit dans ses bottes, Brugère, qui fut un temps l’adjoint de Darmanin au ministère de l’Intérieur, assume en se disant fier d’avoir contribué « à fermer le robinet ». La haine anti-migrants distillée depuis les sommets du pouvoir trouve un terreau fertile chez de hauts fonctionnaires zélés qui font tout pour pourrir un peu plus la vie des « étrangers ».