La contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, Dominique Simonnot, dénonce dans un nouveau rapport les conditions « indignes » de prise en charge des patients nécessitant des soins psychiatriques dans les services d’urgence des hôpitaux généraux ou psychiatriques. Ses équipes ont contrôlé, au printemps et cet été, une dizaine d’établissements d’Île-de-France. Elles ont constaté une prise en charge « défaillante » des patients et pointent notamment un temps d’attente trop long, entre vingt et quarante heures avant d’être hospitalisés, des locaux indignes et non adaptés, ou encore des patients retenus arbitrairement. Selon elle, les principales causes de ces « défaillances » sont le manque de lits dans les services psychiatriques et le manque de soignants aux urgences. « Il manque 30 à 40 % de soignants en psychiatrie », assure-t-elle. Elle a envoyé ses conclusions aux ministres de la Santé, de l’Intérieur et de la Justice. Mais, à ce stade, aucun d’eux n’a répondu.