La Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes s’est tenue, comme chaque année, le 2 novembre à l’initiative de l’Unesco. L’an dernier, selon l’organisme de l’ONU, « le taux global d’impunité pour les assassinats de journalistes a augmenté d’un point de pourcentage pour atteindre 86 % ». Le taux d’impunité recouvre les meurtres dont les enquêtes n’ont pas abouti ou sont toujours en cours. Six auteurs de meurtres de journalistes sur sept échappent ainsi à la justice. Le rapport, publié tous les deux ans, dénombre 189 journalistes, professionnels des médias et créateurs de contenu sur les réseaux sociaux, exerçant une activité journalistique, tués en 2024 et 2025, dont 14 femmes. Les deux tiers d’entre eux (67 %) ont été tués dans des zones de conflit, comme au Yémen, en Ukraine ou en Palestine occupée. C’est ce dernier pays qui détient le triste record avec 30 tués en 2024 et 32 en 2025. Au total, 1 641 journalistes ont été assassinés dans le monde depuis 2006, date à laquelle l’Unesco a commencé son suivi. Cela représente, en moyenne, un décès tous les quatre jours.