Le Pentagone a annoncé la fin officielle de la mission de la coalition anti-jihadiste déployée depuis 12 ans dans le pays, dirigée par les États-Unis et à laquelle participaient 600 militaires français. Les hommes de la coalition avaient été déployés en Irak et en Syrie en 2014 pour lutter contre le groupe État islamique (Daech), qui s’était emparé de vastes pans de territoire dans les deux pays. Mais, peu à peu, les forces occidentales avaient abandonné l’essentiel du territoire irakien pour se cantonner dans la seule base d’Erbil, au Kurdistan. Sean Parnell, le porte-parole du ministère américain de la Défense, a déclaré à ce propos : « Le départ ordonné des forces et équipements de la coalition de la base aérienne d’Erbil marque la conclusion réussie de la mission militaire qui a vaincu. » Si le groupe État islamique a perdu l’essentiel de ses territoires en Irak, ses groupes opèrent toujours dans les montagnes. De plus il possède désormais des filiales actives dans d’autres régions du monde, notamment en Afrique (au Sahel, en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale). D’autre part, en Irak même, de nombreux autres groupes armés djihadistes ont pris le relais et sont présents dans tout le pays. En fait le départ de la coalition signe l’échec de l’intervention impérialiste qui laisse derrière elle un pays dévasté où la pseudo-pacification a été largement un mythe.