Sur ordre des autorités, des bulldozers ont rasé plusieurs villages habités par des Bédouins, qui font partie de la minorité arabe du pays. Environ 300 000 d’entre eux vivent dans le désert du Néguev et 30 % résident dans des villages qui ne sont pas officiellement « reconnus » par les autorités israéliennes, qui les détruisent et tentent d’obliger les habitants à partir. Ces démolitions s’inscrivent dans le cadre d’une politique plus large, portée par le ministre d’extrême droite de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, et celui chargé de la Diaspora, Amichaï Chikli, visant à « augmenter considérablement le nombre de démolitions ». En mars dernier, l’organisation israélienne de défense des droits humains Adalah avait affirmé que les Bédouins du Néguev étaient « confrontés à une crise sans précédent de déplacements forcés, d’expulsions massives et de démolitions de logements », le gouvernement défendant « une politique étatique explicite de “judaïsation”, et l’État prévoyant de créer plus d’une douzaine de nouvelles villes juives » dans la région. Quant au ministre des Finances, Bezalel Smotrich, il a présenté un plan de son parti visant à augmenter considérablement le nombre de Juifs vivant dans le Néguev et en Galilée – une autre région comptant une importante population arabo-israélienne. Il a promis d’y installer « un million de Juifs supplémentaires » et d’y créer 40 nouvelles localités. Un autre aspect de la sinistre politique menée par Netanyahou et sa clique criminelle.
