Lundi 12 octobre a eu lieu un blocus à l’IUT de Cachan. Sur les pancartes : des soutiens au mouvement lycéen en cours, une dénonciation des violences policières et des drapeaux palestiniens.

Un IUT qui ne se tient pas sage

L’IUT de Cachan est relié à l’université Paris-Saclay, mobilisée elle aussi depuis la semaine dernière en solidarité avec le mouvement lycéen et pour exiger plus de moyens. Il forme au génie mécanique et électrique pour l’industrie.

Dans l’IUT, les machines coûtent très cher. Mais quand les bâtiments tombent en ruine, ça devient risqué de les utiliser et c’est tous les étudiants qui sont privés de cours pratiques pendant plusieurs mois, le temps de les réparer. Pas de chauffage, ni de clim, l’avantage c’est que ça forme bien aux conditions de travail dégradées dans l’industrie comme nous l’ont montré les vagues de canicule cet été !

Certains profs manquent et ne sont pas remplacés, comme partout, et on se retrouve sans prof d’anglais pendant plusieurs mois. Les toilettes n’ont pas d’abattants. Pas de prof de sport ? Faites des squats pour pouvoir pisser ! Pour résumer, c’est la même que partout à la fac ou au lycée, il n’y a pas de moyens pour étudier dans de bonnes conditions.

La direction choisit de fermer le campus jusqu’aux vacances, un moyen d’empêcher les étudiants de se rassembler et de continuer la mobilisation : l’administration a peur de notre colère et de notre organisation !

Solidarité avec les lycéens !

Des centaines de personnes devant la grille de l’IUT étaient mobilisées, en même temps que le lycée de Cachan juste derrière. La mobilisation s’est répandue comme une traînée de poudre entre lycéens et étudiants. Les pancartes et slogans dénonçaient les violences policières, devant des CRS casqués présents au bout de la rue. Au mégaphone, un étudiant a rappelé Mantes-la-Jolie en 2018, où les lycéens mobilisés avaient été mis à genoux par la police.

Les étudiants solidaires ont dénoncé que les lycéens des classes populaires, comme leurs voisins du lycée polyvalent de Cachan sont toujours plus réprimés que les autres, humiliés et violentés, un moyen de l’État de leur dire : « Reste à ta place et baisse la tête, c’est tout ce qu’on te demandera de faire devant ton patron, le juge ou le flic toute ta vie. » Mais la mobilisation d’aujourd’hui le prouve, en étant solidaires, en relevant la tête, on peut changer les choses !

Uma Daunai