Le mois dernier, six militants kanak de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT), dont le leader indépendantiste Christian Tein, avaient déposé plainte contre quatre ministres ou anciens ministres, à savoir Gabriel Attal, Sébastien Lecornu, Gérald Darmanin et Éric Dupond-Moretti. Ils dénonçaient les conditions de leur arrestation en juin 2024 et de leur transfert de force vers des prisons en Métropole, qu’ils estimaient être une décision purement politique pour « neutraliser » le mouvement social qui touchait alors massivement la Nouvelle-Calédonie. Ils furent libérés des mois plus tard et, en juin dernier, des juges d’instruction prononçaient un non-lieu général pour toutes les charges qui pesaient sur eux. Mais la Cour de justice de la République, compétente pour juger des membres du gouvernement dans l’exercice de leur fonction, a préféré une fois encore passer l’éponge et absoudre les délits commis à l’époque par le gouvernement dans la répression du mouvement populaire kanak. Qui a dit justice de classe ?
