Le premier baromètre consacré aux conditions de vie ressenties vient d’être publié conjointement par le Pacte du pouvoir de vivre, la Fondation Jean Jaurès et l’institut de sondage Ipsos. Ce dernier a posé à un échantillon représentatif de 12 000 personnes une série de questions allant du pouvoir d’achat aux transports, logement, santé, jusqu’à la participation à la vie démocratique. Une sur deux déclare s’en sortir difficilement pour vivre correctement et dignement. L’étude met en lumière d’importantes précarités, avec notamment 50 % des répondants ayant renoncé à la qualité de certains aliments et 59 % inquiets face à la hausse des prix de l’énergie. L’inflation et les prix de l’énergie (59 %), de la mobilité (45 %) et de l’alimentation (44 %) pèsent lourdement sur les ménages. De plus, 35 % des sondés manquent de soutien en cas de coup dur, une proportion qui s’élève à 40 % chez les 35-49 ans et à 42 % chez les 50-59 ans. Enfin, une écrasante majorité (95 %) juge la vie quotidienne conflictuelle, marquée en premier lieu par l’insécurité (59 %) et les inégalités socio-économiques (42 %). En résumé, une société de classe toujours plus dure pour les plus faibles.