« Facciamo come in Francia » (Faisons comme en France). Après des assemblées et occupations spontanées depuis une semaine dans des lycées, notamment à Rome et Naples, le 16 octobre, 400 000 lycéens et d’étudiants ont manifesté dans une quarantaine de villes italiennes pour demander plus de moyens pour l’école et pas pour la guerre (70 % des établissements scolaires ne respectent pas les normes), mais aussi contre la vie chère, le prix des loyers et contre le DDL 170, dit « Decreto scuola 2026 » qui, sous prétexte d’« intégration » stigmatise les élèves étrangers et leurs parents. « Nessuno è straniero » (Personne n’est étranger) pouvait-on entendre dans de nombreux cortèges, dans lesquels s’exprimait aussi le soutien au peuple palestinien.
Comme en France, ce mouvement hors des normes habituelles inquiète beaucoup le pouvoir. Valdera, le « ministre de l’Éducation et du Mérite » (sic) a déclaré que « ces manifestations ne sont pas une expression démocratique de la contestation, ni une défense de l’école, mais une agression contre les institutions ». Et la seule réponse concrète du gouvernement aux revendications des manifestants a été les charges de police à coup de matraques et de canons à eau, à Turin et Bologne.
Mais les jeunes n’ont pas l’intention d’en rester là et d’autres dates de mobilisations sont d’ores et déjà inscrites au calendrier.
Thierry Flamand

