Aurore Bergé est la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de la Lutte contre les discriminations. À ce titre elle devrait se montrer exemplaire dans le combat contre le racisme. Ce qui est loin d’être le cas. Si on l’entend régulièrement attaquer l’antisémitisme, elle est beaucoup plus accommodante sur les autres formes de racisme. Dernier exemple en date elle a, sur CNews, refusé de qualifier de « raciste » la théorie du « grand remplacement ». Mise en avant par l’idéologue d’extrême droite Renaud Camus, et reprise depuis par Éric Zemmour et Marion Maréchal Le Pen, cette théorie fumeuse prétend décrire un processus de remplacement des populations blanches et judéo-chrétiennes d’Europe par d’autres à la peau plus sombre et souvent musulmanes. Du racisme pur jus. Mais pour Bergé, il ne s’agit que d’une opinion comme une autre. Avec de tels défenseurs le combat anti-rasciste est mal barré.