À l’occasion de la Journée internationale pour le droit à l’avortement, le planning familial a publié la deuxième édition de son baromètre, près de trois ans après l’inscription par le Congrès de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dans la Constitution (mars 2024). Mais l’exercice de ce droit par les femmes qui le désirent est toujours entravé par la désertification médicale qui touche de nombreuses régions, la casse des services publics et la politique austéritaire. Ainsi trois femmes sur quatre ayant avorté dans un établissement de santé ont attendu plus de sept jours pour obtenir leur rendez-vous, contre 54 % en 2024, soit +18 points, une femme sur deux (50 %) indique qu’un ou une professionnelle a refusé de l’accompagner pour l’intervention, contre 27 % en 2024, environ une femme sur cinq n’a pas eu le sentiment d’avoir pleinement eu le choix de sa méthode d’IVG et près d’une sur quatre ne s’est pas vu proposer d’antidouleurs au moment de son IVG. Le combat pour que le droit à l’IVG devienne effectif continue de plus belle.