La direction de l’Agence France-Presse (AFP) a dénoncé « les violences commises par les forces de l’ordre contre ses journalistes lors des manifestations » du mouvement lycéen et contre la vie chère, après que plusieurs d’entre eux ont reçu des coups de matraque et même un tir de LBD. À Lyon, Lille, Paris et ailleurs des professionnels des médias, pourtant clairement identifiés par un brassard de presse, sont pris pour cible par les forces de l’ordre. Reporters sans frontières avait recensé à la fin de la semaine dernière 58 cas de journalistes entravés dans la couverture des mobilisations en cours, dont 18 par des manifestants et 40 par des membres des forces de l’ordre. Sur ces 58 entraves, 35 étaient des cas de violences physiques, dont 21 commis par les policiers. L’AFP rappelle fort justement que « la possibilité pour les journalistes d’observer, de photographier et de filmer les manifestations et les opérations de maintien de l’ordre constitue une dimension essentielle de leur mission d’information ». Sauf que Nuñez et ses matraqueurs patentés ont une conception bien particulière de la liberté de la presse qui consiste essentiellement pour eux à empêcher les journalistes de documenter les violences policières.